LA SECURITE A VELO

 

Préambule 

Ce document enfoncera bien des portes ouvertes pour nombre d’entre vous, cyclistes confirmés. Toutefois les piqûres de rappel peuvent être utiles. Il peut permettre aux cyclos et cyclotes débutants craignant la route et surtout les véhicules motorisés (automobiles, camions, motos, engins agricoles…) de prendre confiance, d’acquérir de bons comportements.

Le texte ci-dessous concerne la pratique sur route et non le VTT. Rappelons simplement que la pratique du VTT doit se faire à deux de telle sorte que les secours soient appelés le cas échéant. La partie traitant de la conduite à tenir en cas d’accident n’est pas limitée à la pratique du vélo.

                                                                                                   

Sommaire

Rouler à vélo n’est pas si risqué que cela

Accidentologie

Des environnements à risque ?

Des risques réels mais mal considérés

Vitesse et gravité des accidents

Zoom sur les 147 cyclistes tués en 2010

Circonstances :

Qui est tué et est responsable :

 

Facteurs concourrant à la sécurité

Respecter le Code de la route et la signalisation

Equipement du cycliste

Equipement du vélo

Entretien mécanique

Comportement

Respecter ses propres limites

Conduite à tenir en cas d’accident

Protéger

Alerter

Secourir

                                   La victime saigne

            La victime est inconsciente

La victime est inconsciente et respire

La victime est inconsciente et ne respire plus

La victime se plaint d’un malaise

La victime se plaint après un traumatisme (plaie, atteinte des os et des articulations…)

 

 

Rouler à vélo n’est pas si risqué que cela

Accidentologie

Depuis 1970, la sécurité des cyclistes s’est globalement améliorée. Grâce aux efforts

entrepris, notamment par la Sécurité routière et les différentes associations de cyclistes, le

nombre de bicyclettes impliquées dans un accident a été divisé par trois et le nombre de

tués par quatre. Malgré tout, de multiples efforts sont encore à faire pour sécuriser

davantage la pratique du vélo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Des environnements à risque ?

Le milieu rural, et surtout les routes départementales, se révèlent plus accidentogènes pour

les cyclistes que le milieu urbain. La pratique en groupe et surtout la vitesse des autres

usagers sont en effet des facteurs aggravants : d’ailleurs, 70 % des cyclistes tués le sont

hors intersections, autrement dit, en rase campagne.

 

 

 

 

 

 En 2010, 147 cyclistes ont trouvés la mort sur les routes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Des environnements à risque ?

Le milieu rural, et surtout les routes départementales, se révèlent plus accidentogènes pour

les cyclistes que le milieu urbain. La pratique en groupe et surtout la vitesse des autres

usagers sont en effet des facteurs aggravants : d’ailleurs, 70 % des cyclistes tués le sont

hors intersections, autrement dit, en rase campagne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Des risques réels mais mal considérés

Plus faiblement protégés que les autres usagers motorisés et roulant à plus faible vitesse,

les cyclistes sont perçus de manière générale comme vulnérables. Il est vrai que les

accidents impliquant des vélos occasionnent en moyenne 80 % de victimes cyclistes contre

20 % pour les « autres usagers ».

Les risques sont présents dans la pratique du vélo (comme pour toute activité, et ne

doivent pas être occultés. Mais trop souvent, ces risques sont soulignés de manière un peu

excessive, en comparaison avec les dangers encourus avec les autres pratiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


En pourcentage d’accidents mortels, les cyclistes sont les dernières victimes (0,4 %),

derrière l’ensemble des usagers de la voirie. Sur la thématique du casque, on remarque ici

que les piétons (26 %) et automobilistes (24 %) souffrent plus d’accidents portés au crâne

que les cyclistes.

 

Vitesse et gravité des accidents

Lorsqu’un cycliste est heurté à 70 km/h, il est tué 9 fois sur 10. Le taux de mortalité reste élevé à 50 km/h (50%). A 30 km/h il passe à 5% et à cette vitesse les accidents sont rares.

Notons qu’en cas de choc frontal avec un véhicule, la vitesse du vélo et celle du véhicule s’additionnent, par suite, la vitesse d’impact de 50 km/h est très souvent dépassée.

 

Zoom sur les 147 cyclistes tués en 2010

Circonstances :

88 en rase campagne, 59 en milieu urbain.

            18 en solo, 117 lors d’une collision à 2, 12 lors d’une multicollision

            en collision avec vélo :1 ; cyclomoteur :1 ; moto : 4 ; voiture : 66 ; camionnette : 13 ; poids lourd ou transport en commun : 27 ; autre : 5

 

Qui est tué et est responsable :

Dans 61% des cas, le cycliste est responsable en solo

Dans 27% des cas, le cycliste est responsable lors d’une collision à 2

Dans 0% des cas, le cycliste est responsable lors d’une multicollision

Dans 61% des cas, le cycliste est responsable en solo

 

 

 

Facteurs concourrant à la sécurité

 

 


 

 

Respecter le Code de la route et la signalisation

Le Code de la route est destiné à assurer la sécurité et la bonne cohabitation de tous les

usagers de la route, particulièrement des usagers vulnérables.

Attirons particulièrement notre attention sur les points suivants :

 

Equipement du cycliste

 

 

Equipement du vélo

 

Entretien mécanique

 

 

Comportement

 

Respecter ses propres limites

Etre parfaitement conscient, avoir la maîtrise de ses réflexes est un gage de sécurité. En ce sens nous devons : gérer notre fatigue qui doit rester raisonnable. Pour cela il faut maîtriser la charge de travail que nous pouvons supporter tout au long du parcours. Si ces limites là sont atteintes, il faut ralentir, prendre soin de soi (se reposer, boire, manger…)

De même, nous ne devons pas nous laisser griser par le plaisir de la vitesse dans un peloton qui avance trop vite pour soi, une descente de col trop rapide… Il est raisonnable de ralentir, de décrocher du groupe.

 

Conduite à tenir en cas d’accident

Une ou des personnes sont en difficulté suite ou non à un accident. Le plus dangereux, c’est de ne rien faire. Sans aucune formation, le minimum est d’alerter les secours qui expliqueront en ligne ce qu’il faut faire

 

 

Protéger

Un accident est survenu, la première des actions est de protéger la personne à secourir et les personnes venant à son secours.

Il s’agit 
- d’identifier les dangers 
- de supprimer ou d’isoler le danger lorsque c’est possible 
- d’éviter d’approcher de la zone dangereuse lorsqu’il n’est pas possible de supprimer le danger. 
- soustraire la victime de la zone dangereuse sans s’exposer.

- avec l’aide de témoins éventuels, baliser de part et d’autre de l’accident à 150 ou 200 m pour éviter tout suraccident

 

 

 

Alerter

L’appelant doit pouvoir renseigner les services d’urgence et donner les indications suivantes :

- numéro du téléphone ou de la borne d’où l’on appelle (si nécessaire, donner son nom) 
- nature du problème, maladie ou accident ... 
- localisation très précise de l’événement ; 
- description de l’état de chaque victime 
- nombre de personnes concernées

- premières mesures prises et gestes effectués 
- les risques éventuels  : incendie, explosion, effondrement, produits chimiques et tout autre danger 
- répondre aux questions qui lui seront posées par les secours ’SAMU, Pompiers ou centre de traitement des appels ou encore, s’il s’agit d’un problème médical urgent, par le médecin « régulateur » du SAMU centre 15

 

Les différents services de secours sont :

15 : Le SAMU

18: Les Pompiers

17 : La Police nationale / gendarmerie

            Même si le message d’alerte est achevé, ne jamais interrompre la communication sans autorisation

Si la personne qui alerte n’est pas celle qui apporte les premiers secours, la première doit rester à proximité de la seconde afin que le niveau d’information soit identique pour ces personnes

Secourir

 

Les quelques informations ci dessous ne sauraient se substituer à une formation aux premiers secours que nous recommandons vivement.

 

 

 

 

 

            La victime saigne

 

Les signes  : 
On distingue deux cas, lorsqu’une victime présente une perte de sang par une plaie : 
- Un saignement dû à une écorchure, éraflure ou abrasion cutanée qui s’arrête spontanément  
- Un saignement abondant ou hémorragie, qui imbibe de sang un mouchoir de toile ou de papier en quelques secondes et qui ne s’arrête pas spontanément. 

Les risques :

- La perte abondante ou prolongée de sang conduit à une détresse qui menace immédiatement ou à très court terme la vie d’une victime. 
- Tout saignement nécessite une action de secours immédiate, rapide et efficace.


Action :

Appuyer sur la plaie, de préférence avec un linge propre ou la main pour arrêter le saignement. Maintenir la compression tant que le saignement continue. Allonger la victime pour retarder ou empêcher l’installation d’une détresse liée à une perte importante de sang. La couvrir en attendant les secours. Ne jamais faire de garrot. 

Réconforter la victime, parler lui régulièrement, en expliquant ce qui se passe, dans l’attente des secours.

Cas particulier du saignement du nez :


On voit le sang sortir par le nez de la victime.

Le saignement est spontané ou provoqué par un choc minime sur le nez : 
- 1. laisser la victime assise, tête penchée en avant. Ne pas l’allonger pour éviter qu’elle avale son sang, 
- 2. lui demander de comprimer avec son doigt la narine qui saigne, pendant 10 minutes 
- 3. Si le saignement de nez ne s’arrête pas ou se reproduit, l’avis d’un médecin est nécessaire

            La victime est elle inconsciente

Poser une question simple, par exemple : 
- « Comment ça va ? » ; 
- « Vous m’entendez ? ».

Prendre sa main et lui demander : 
- « Serrez-moi la main » ; 
- « Ouvrez les yeux ».

 Si la victime répond à l’ordre simple ou réagit, elle est consciente.

Si la victime ne répond pas à l’ordre simple et ne réagit pas, elle est inconsciente. Alors, si le sauveteur est seul, il doit appeler « à l’aide »

-    Cette action permet d’obtenir une aide de la part d’un témoin qui pourra aller alerter les secours. 

-    Assurer immédiatement la liberté des voies aériennes comme suit :

-    Desserrer ou dégrafer rapidement tout ce qui peut gêner la respiration col, cravate, ceinture 
- Basculer doucement la tête de la victime en arrière et élever le menton

     


 

 

 

 

La victime respire t’elle ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La victime est inconsciente et respire


Le retournement de la victime sur le côté doit limiter au maximum les mouvements de la colonne cervicale 
La victime se trouve dans une position la plus latérale possible pour éviter la "chute de la langue en arrière" et permettre "l’écoulement des liquides vers l’extérieur" 
La position est stable 
Toute compression de la poitrine qui peut limiter les mouvements respiratoires est évitée 
La surveillance de la respiration de la victime et l’accès aux voies aériennes sont possibles
Le danger de détresse respiratoire (vie menacée) prime sur l’éventualité de l’aggravation d’une lésion traumatique lors de la mise en position latérale de sécurité (PLS).

 En d’autres termes : le vital prime sur le lésionnel

Placer la victime en position latérale de sécurité (PLS) :

 

 

 

 

 

 

 


Couvrir la victime pour la protéger du froid et / ou lui faire de l’hombre pour la protéger du soleil, de la chaleur.

S’assurer en permanence qu’elle continue de respirer en posant la main sur son abdomen

Attendre les secours

La victime est inconsciente et ne respire plus

Les chances de survie baissent de 10% par minute ! Il faut agir vite ...

 

- Il faut faire demander aux personnes qui vous entourent de vous apporter si possible un défabrilateur et d’alerter immédiatement le SAMU.
- Sans défibrilateur, c’est le cas général, il faut pratiquer immédiatement une réanimation cardio-pulmonaire en associant des compressions thoraciques et une ventilation artificielle. Le défibrilateur est une aide complémentaire qui peut émettre le message de pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire, après analyse automatique de la victime

 

Attention, chez le nourrisson et l’enfant de moins de 8 ans, il faut d’abord pratiquer cinq insufflations puis, s’il n’y a pas de réaction, effectuer des cycles de trente compressions thoraciques et de deux insufflations. Les compressions thoraciques sont effectuées d’une seule main chez l’enfant et avec deux doigts chez le nourrisson. Chez le nourrisson toujours, les insufflations se pratiquent en entourant son nez et sa bouche.   

 

Pour être efficace, la technique des compressions thoraciques doit respecter les points clés suivants :
- S’assurer que la victime est allongée sur le dos et sur un plan dur pour comprimer efficacement le thorax de la victime entre le sternum et la colonne vertébrale ;
- Comprimer verticalement le sternum pour rendre efficace les compressions et limiter le risque de fractures de côtes ;
- Relâcher complètement le thorax entre les compressions pour permettre au cœur de bien se remplir ;
- Effectuer des compressions à une fréquence de 100 fois par minute

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Techniques de ventilation artificielle : Bouche-à-bouche et le bouche-à-nez.

- Il faut effectuer 2 Insufflations :
- Pour être efficace, les techniques de ventilation artificielle doivent respecter les points clés suivants :
- S’assurer que les voies aériennes de la victime restent libres, pour permettre le passage de l’air durant toute la manœuvre ;
- Insuffler sans fuite dans les voies aériennes de la victime, pour apporter suffisamment d’air aux poumons de la victime
- Insuffler lentement et progressivement jusqu’à ce que la poitrine de la victime commence à se soulever

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La victime se plaint d’un malaise

Mettre la victime au repos soit :

·         Allongée

·         Demi assise en cas de gène respiratoire

·         Dans la position ou elle se sent le mieux

                        Lui poser les questions :

                                   Est-ce la première foi ?

·         Depuis combien de temps ?

·         Suivez vous un traitement médical ?

·         Avez vous été malade ou hospitalisée récemment ?

 

La victime se plaint après un traumatisme (plaie, brûlure, atteinte des os et des articulations…)

Plaie

 

Atteinte des os et des articulations

                        Suspicion de liaisons traumatiques du dos, de la nuque ou de la tête :

Suspicion de liaisons traumatiques des membres

·         Interdire toute mobilisation du membre atteint

·         Alerter le SAMU, surveiller

Suspicion de choc a la tête

            Signes :

·         Vomissements

·         Maux de tête persistants

·         Amnésie

·         Agitation ou prostration

·         Diminution de la force musculaire ou engourdissement

            Action

·         Alerter le SAMU, surveiller

 

 

 

 

Bibliographie

1 sécurité routière. Dossier de presse - le 8 mars 2005 « Pratique du vélo et sécurité routière » http://www2.securiteroutiere.gouv.fr/IMG/pdf/DP_velo_08_03_05.pdf

 

2 Charte cyclable de la FFCT http://www.ffct.org/index.php?id=211

 

3 Mémorendum sécurité du cyclotouriste édité par la FFCT http://www.ffct.org/index.php?id=475

 

4 cours PSC1 en ligne http://www.clg-fraissinet.ac-aix-marseille.fr/spip/spip.php?article552

 

5 dépliant « la chute à vélo » de la FFCT http://www.ffct.org/securite/editions/img/chute02.pdf

 

6 Sécurité routière – Chiffres clés. La mortalité routière en France

http://www.securite-routiere.gouv.fr/IMG/pdf/Recueil_statistique_2010_v5_cle2e16fb.pdf